Théorème d'Archimède
Soit une surface finie plongée dans un fluide au repos. Le fluide placé d'un côté de cette surface exerce sur le fluide placé de l'autre côté des efforts appelés efforts de pression. Lorsque la surface est infiniment petite et d'aire ds, la résultante de ces efforts de pression est une force infiniment petite, perpendiculaire à la surface, qui s'écrit:

où n est le vecteur unitaire normal à la surface. Le scalaire p est indépendant de l'orientation de l'élément de surface autour du point considéré, et est appelé pression statique du fluide ou, tout simplement, pression. Dans un champ de pesanteur, la pression du fluide n'est pas uniforme. En effet, l'équilibre des forces de pression et de pesanteur agissant sur un élément de volume s'exprime sous la forme:
g étant l'accélération de la pesanteur et z l'altitude comptée positivement vers le haut.
Lorsque le fluide peut être considéré comme peu compressible, ce qui est le cas des liquides, la relation (6) est équivalente à:

ce dernier terme étant une constante appelée pression motrice. La pression est donc uniforme sur des plans horizontaux et croît linéairement avec la profondeur.
En conséquence, les forces de pression sur un corps plongé dans un fluide ont pour résultante une force dirigée vers le haut égale et opposée au poids du fluide déplacé, et dont le support passe par le centre d'inertie de ce fluide. Cela constitue le théorème d'Archimède.
Bernard LE FUR
in Encyclopædia Universalis